Humidité trop élevée dans les logements

MESURES OU ATTENTIONS PARTICULIÈRES POUR RÉDUIRE UN TAUX D’HUMIDITÉS TROP ÉLEVÉ DANS LES LOGEMENTS

Quoique cette chronique se veuille être la plus exacte possible, elle ne peut être interprété comme étant la ou les solutions précises de corrections. Toutefois, si ces recommandations sont suivies avec minutie, l’auteur est d’opinion que les problèmes relevés et associés à un taux d’humidité trop élevé seront enrayés.

L’humidité est la quantité de vapeur d’eau dans l’air. À un certain degré de concentration, la vapeur d’eau est un contaminant pouvant engendrer plusieurs problèmes. Si le taux d’humidité est trop faible, des malaises physiques comme l’assèchement de la peau ou l’irritation de la gorge et des sinus peut se produire. Si le taux d’humidité est trop élevé, il en résulte souvent de la condensation et la formation de moisissures et de champignons dans les logis, phénomène que l’on considère de plus en plus aujourd’hui, comme la cause d’allergies et de maladies respiratoires, surtout chez les jeunes enfants et les personnes âgés.

La condensation se produit quand de l’aire très humide rencontre des surfaces plus froides. La condensation sur les fenêtres est un phénomène courant et bien connu. Elle peut endommager sérieusement les matériaux de finition et voir même, les cavités murales. Pour reconnaître les symptômes d’un taux d’humidité excessif, les revêtements de finitions présentent généralement des signes particuliers. Ces derniers prennent l’apparence de taches noirâtres ou jaunâtres en surfaces. Ils sont localisés en premier lieu, dans les coins de murs, les surfaces qui ne sont pas exposées à une circulation de l’air et sont aussi concentrés dans les pièces où l’usage de l’eau est accru; salle de bain, cuisine et salle d’eau. Or, comme vous l’avez deviné, le contrôle de cette humidité est important afin de minimiser les dommages à la propriété et prévenir des ennuis physiques chez l’être humain.

Afin de réduire le phénomène de la condensation et d’un taux d’humidité élevé, l’occupant devra s’assurer que:

  • Le conduit d’évacuation de la sécheuse soit branché à une évacuation extérieure, qu’il soit le plus court possible et en bon état. Généralement, ce conduit doit être nettoyé à tous les deux ans.
  • Le ventilateur de cuisinière évacue directement à l’extérieur (éviter les filtre au charbon et la re-circulation intérieur).
  • D’éviter le séchage du linge à l’intérieur (utiliser la sécheuse ou une corde à linge à l’extérieur).
  • Lors de la période de la prise de douche ou du bain, utiliser le ventilateur ou ouvrir une fenêtre. Il estrecommandé d’actionner le ventilateur 5 minutes avant et de le fermer 10 à 15 minutes après la fin de cette

    période (il est plus onéreux de chauffer un air humide que sec).

  • La cuisson, l’activité physique intense, les aquariums (mineur), faire bouillir de l’eau, arroser les plantes et laverles planchers sont des sources d’humidité qui devrait êtres limités ou contrôlés. Les ventilateurs ou l’ouverture

    d’une fenêtre est fortement recommandé lors de ces activités.

  • Le taux idéal d’humidité devrait se retrouver entre 35 et 45%. Afin de vérifier ce taux, il est sage de se procurerun hygromètre. Cet appareil est peu dispendieux et est un bon moyen pour identifier un taux d’humidité trop élevé.

Claude Latulippe, T.P.
Expert-conseil en bâtiment

Le drain français

PROTECTION DE LA FONDATION CONTRE L’EAU ET L’HUMIDITÉ
LE DRAINAGE PÉRIPHÉRIQUE DE LA FONDATION (DRAIN FRANÇAIS)

Bien que l’aménagement d’une pente fuyant le bâtiment et les systèmes de drainage des toits sont des moyens efficaces pour détourner les eaux de ruissellements, une certaine quantité réussi quand même à s’infiltrer dans le sol près du bâtiment.

Ces infiltrations sont contrôlées par le système de drainage des semelles qui les évacuent loin du bâtiment. Cependant, afin de contrer la possibilité des risques d’infiltrations d’eau par le mur de la fondation lorsque cette eau atteint le système de drainage, il est requis qu’une imperméabilisation soit effectuée sur les murs de la fondation. Généralement, cette imperméabilisation des murs contre l’humidité est réalisée lors de la construction de l’immeuble. Encore aujourd’hui, elle consiste à l’application d’une couche de goudron appliquée à chaud mais cette dernière a une durée de vie limitée qui est estimée à environ 20 à 30 ans.

C’est la raison pour laquelle il est courant de rencontrer des infiltrations d’eau mineures ainsi que des traces d’efflorescence (poudre blanche) sur les murs de la fondation dégarnis à l’intérieur des sous-sol lorsque l’immeuble atteint un certain âge. Cet état fait également augmenter l’humidité à l’intérieur du sous-sol et pourrait affecter les matériaux qui y sont installés tels les isolants, les montants de bois ou tout autre surface de finition aménageant les espaces habitables sous le niveau du sol.

Or, pour contrer cette malencontreuse situation, il existe plusieurs procédés d’imperméabilisation des murs de la fondation. Ces membranes de protection placées entre le mur de la fondation et le revêtement de sol extérieur, c’est-à-dire le remblai, peut prendre la forme de différents produits. Très souvent nous utilisons, une épaisse couche de matériau bitumineux ou une membrane composée de matériau en feuilles. Il va de soi, comme tout autre matériau, il existe plusieurs gamme de qualité de ces matériaux et le coût ainsi que la durée de vie y est directement lié.

Il existe une seconde source d’eau pouvant venir affectée les murs de la fondation ; il s’agit de la nappe phréatique. Lorsque cette dernière est située près des surfaces de sol, à plus ou moins 5′ à 6′ de profondeur, elle peut engendrer des pressions hydrostatiques qui ont pour effet d’occasionner des infiltrations d’eau à l’intérieur des aires habitables par tous les interstices et endroits susceptibles de laisser passer même la vapeur.

Devant une telle situation, il faut comprendre que non seulement des travaux sont requis mais, qu’ils sont également onéreux et difficiles à réaliser. Il consiste à former un parfait cuvelage avec la fondation consistant à l’application d’une membrane d’étanchéité, généralement de type polymère, appliquée à chaud ou collée sur les murs extérieurs de la fondation réunie à une nouvelle membrane déposée entre deux couches de béton au niveau du plancher dalle du sous-sol. Lorsqu’il est requis de procéder à de tels travaux ou lorsque des situations telles des pressions hydrostatiques se présentent, il est fortement suggéré de consulter un expert en bâtiment afin de calculer et vérifier les interventions requises.

Claude Latulippe, T.P.
Expert-conseil en bâtiment